la femme dans la vie


La loi islamique est bien venue en anoblissant la femme, en l’élevant, en la mettant à une place lui convenant, en faisant attention à elle, en la protégeant dans sa dignité, en obligeant ses responsables légaux et son mari a pourvoir à ses besoins, a bien s’occuper d’elle, a protéger ses affaires et enfin a bien se comporter envers elle, comme Allah le dit :


« Et comportez-vous convenablement envers elles. »

Sourate 'les femmes' verset 19.

Il a été authentifié que le prophète (Que la paix et les prières d'ALLAH soient sur lui) a dit :

« Le meilleur d’entre vous est-celui qui est le meilleur envers ses femmes, et moi je suis le meilleur d'entre vous envers mes femmes. »

L’islam a donné à la femme ce qui lui convient dans tous ses droits et dans toutes les filiales de la législation. Allah a dit :


« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. »

Sourate 'la vache' verset 228

Et parmi les différentes sortes de relations il y a la vente, l’achat, la réconciliation, la responsabilité, les prêts et les dépôts etc…

Il lui a ordonné ce qui lui est approprié dans les adorations, les responsabilités, comme cela a été ordonné aux hommes en ce qui concerne la purification, la prière, l’aumône obligatoire, le jeûne et le pèlerinage et dans toutes les autres adorations prescrites.

Par contre la loi islamique a prescrit à la femme la moitié de ce que reçoit l’homme dans l'héritage, du fait qu’elle n’est pas responsable de ses propres dépenses, ainsi que celles de sa maison et de ses enfants, bien au contraire la responsabilité incombe à l’homme. Tout comme l’homme est contraint d’être garant de l’hospitalité, et de la bonne répartition des biens etc...

De même, pour ce qui est du témoignage, celui de deux femmes équivaut à celui d'un seul homme dans quelques points. Et ceci est dû au fait que la femme est plus sujette à l'oubli de part sa nature qui l'affecte chaque mois, le fait d'être enceinte, l'allaitement, l'éducation des enfants, tous ceci la préoccupe mentalement et peut lui faire oublier ce qu'elle connaissait. C'est pour cela que la législation a établi que l'attestation d'une femme doit être appuyée par l’attestation de sa sœur pour que celle-ci soit plus précise et plus juste en application. Il y a aussi des cas particuliers sur lesquels l’attestation d'une seule femme suffit comme dans la connaissance de l'allaitement, les vices du mariage et autres.

La femme est égale à l'homme dans la récompense, la rétribution de la foi, dans les œuvres vertueuses, dans la jouissance dans la vie de ce bas-monde et dans l’énorme jouissance de l'au-delà. Allah a dit :


« Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons certes, en fonction des meilleures de leurs actions. »

Sourate 'les abeilles' verset 97.

Nous en déduisons que la femme a des droits et des obligations et il en est de même pour l'homme. Et il y a certaines choses qui ne conviennent qu’aux hommes, et Allah (qu’Il soit glorifié) les a limité à eux. D’autres ne conviennent qu’aux femmes et Allah (qu’Il soit glorifié) les a limité à elles.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah et son salut soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons.



  • Fatwa du comité permanent

  • Membre : AbdAllah ibn ghadayen

Louanges à Allah Seigneur de l’univers. Prière et salut sur le plus honorable des prophètes et messagers ainsi que sur sa famille et ses Compagnons et sur tous ceux qui suivent sa voie jusqu’au Jour de la Résurrection.

La femme a un rang haut élevé dans l’islam, et son influence est notable dans la vie de tout musulman. Elle est la première école qui forme la société pieuse, ceci bien sûr si la femme suit la guidée du Livre d’Allah et de la Sunna de son Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, car l’attachement [à ces deux sources] éloigne tout musulman et toute musulmane de l’égarement, quel qu’il soit.

L’égarement et la déviation des peuples n’ont lieu que lorsqu’ils s’éloignent du chemin d’Allah, qu’Il Soit glorifié et élevé, et de ce que Ses prophètes et Ses messagers, prière et salut d’Allah sur eux, ont apporté comme guidée. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« J’ai laissé parmi vous deux choses ; si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah et ma Sunna. »Rapporté par Mâlik dans son Muwatta

Le Saint Coran a mentionné des preuves de l’importance de la femme, qu’elle soit mère, épouse, sœur ou fille, ainsi que ses droits et ses devoirs. La Sunna pure est venue détailler ces preuves.

L’importance de la femme réside dans tout ce qu’elle a comme responsabilités, et tout ce qu’elle endure comme difficultés qui dépassent parfois celles des hommes. C’est pour cette raison que la gratitude, la bienfaisance et le bon comportement envers la mère sont parmi les plus importants des devoirs, et, à cet égard, la mère est prioritaire au père. Allah le Très-Haut dit :



« Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses pères et mère ; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination ». Luqmân, v. 14.

Il dit aussi :


« Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son sevrage durent trente mois. »Al-Ahqâf, v. 15

On rapporte aussi qu’un homme vint chez le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Qui mérite le plus que je lui tienne bonne compagnie ? » Il répondit :

« Ta mère. »

Il dit : « Et qui encore ? » Il dit :

« Ta mère. »

Il dit : « Et qui encore ? » Il dit :

« Ta mère. »

Il dit alors : « Et qui encore ? ». Il dit :

                                    « Ton père. »   Rapporté par Al-Bukhârî

Ceci signifie que la bienfaisance envers la mère doit être la triple de celle envers le père.


Par ailleurs, l’importance de l’épouse et son rôle dans l’apaisement des âmes est mis en évidence dans le verset suivant :




« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. »Ar-Rûm (Les Romains), v. 21

Al-Hâfizh Ibn Kathîr, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit dans son ouvrage d’explication du Coran : « L’affection et la bonté dont Allah parle dans ce verset sont l’amour et la clémence que les époux ont l’un envers l’autre. Un homme désire rester avec une femme soit parce qu’il l’aime, soit par compassion quand celle-ci a eu des enfants avec lui. »


Comme exemple à cela, on peut citer l’attitude exceptionnelle de Khadîja, qu’Allah l’agrée, pour calmer le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lorsque Jibrîl, salut à lui, lui a transmis la révélation dans la grotte de Hirâ’ pour la première fois. Il était revenu chez elle tremblant en disant :

« Couvrez-moi, couvrez-moi. J’ai vraiment eu peur pour moi. »

Elle lui dit alors : « Réjouis-toi, car par Allah, Allah ne t’humiliera jamais, car tu maintiens les liens de parenté, tu dis la vérité, tu soutiens l’orphelin, tu viens en aide au pauvre, tu honores l’invité et tu contribues dans les événements de bien. »Rapporté par Al-Bukhârî et muslim

N’oublions pas non plus le rôle de cÂ’îsha, qu’Allah l’agrée, de qui de très grands Compagnons ont appris le hadith, et qui a enseigné à beaucoup de femmes les règles qui les concernent.

Dans un passé proche, à l’époque de l’imam Muhammad ibn Sacûd, qu’Allah lui fasse miséricorde, sa femme lui a conseillé d’accepter de suivre la Da’wa de l’imam, le rénovateur Muhammad ibn cAbdul-Wahhâb, qu’Allah lui fasse miséricorde, lorsqu’il est venu l’exposer. Son conseil à son mari a eu le plus grand impact sur leur accord pour faire revivre la voie de la Sunna et la propager. Et louanges à Allah, nous pouvons ressentir jusqu’à ce jour l’importance de cet accord dans l’enracinement du dogme chez les enfants de la péninsule arabique.


 Il n’y a pas de doute que ma mère, qu’Allah lui fasse miséricorde, a eu un grand mérite et une influence considérable sur moi pour m’encourager et m’aider à faire des études. Qu’Allah augmente sa récompense, et qu’Il lui réserve la meilleure rétribution pour ce qu’elle a fait.

Par ailleurs, il est certain que le foyer où règnent l’amour, l’affection, la clémence et l’éducation islamique, a une influence sur l’homme. Il aura, par la grâce d’Allah, la facilité dans les affaires et la réussite dans les travaux qu’il entreprend, que ce soit dans l’apprentissage de la science, le commerce, l’agriculture ou tout autre activité.

J’implore Allah de nous guider tous vers ce qu’Il aime et ce qu’Il agrée, et prière et salut d’Allah sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.




  • Fatwa de Cheikh Ben Baz
  • Recueil de Fatwas, volume 3, page 348.

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